INDUSTRIE & TECHNOLOGIE · POLITIQUE INDUSTRIELLE
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Turquie : Localiser la 5G sans confondre production et maîtrise

Avec la 5G, la Turquie ne relève pas seulement ses exigences de production locale. Elle distingue désormais les équipements fabriqués sur son territoire de ceux dont la technologie appartient réellement à des acteurs nationaux. En utilisant le renouvellement du réseau pour garantir une demande aux fournisseurs domestiques, Ankara cherche à transformer une politique de localisation en capacité technologique durable.

Avec la 5G, la Turquie ne relève pas seulement ses exigences de production locale. Elle distingue désormais les équipements fabriqués sur son territoire de ceux dont la technologie appartient réellement à des acteurs nationaux. En utilisant le renouvellement du réseau pour garantir une demande aux fournisseurs domestiques, Ankara cherche à transformer une politique de localisation en capacité technologique durable.


[ Analyse 08/08 ]
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L’ENJEU

La Turquie avait déjà utilisé la 4,5G comme instrument de politique industrielle : les opérateurs devaient progressivement consacrer 30 %, puis 40 % et 45 % de certains investissements à des produits locaux. Avec la 5G, l’objectif atteint désormais 60 %. Mais l’évolution la plus significative est ailleurs : un quota distinct vise les équipements dont les droits technologiques appartiennent à des entreprises nationales. Ankara ne cherche donc plus seulement à faire fabriquer davantage d’équipements en Turquie. Elle tente de déplacer progressivement vers son territoire la R&D, les fournisseurs et certaines technologies qui structurent le réseau. Le véritable test sera de savoir si la demande créée par la réglementation permet à ces acteurs de devenir suffisamment solides pour s’imposer ensuite sans quota.
REPÈRE VISUEL

À Istanbul, les antennes de télécommunication rendent visible l’infrastructure physique sur laquelle se joue le passage à la 5G. Mais leur présence sur le territoire ne dit encore rien de la maîtrise des technologies qu’elles incorporent : c’est précisément l’écart que la politique industrielle turque cherche désormais à réduire.

Photo : Seyfettin Geçit · Pexels · licence Pexels · traitement Manara


[Analyse 08 / 10]
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L’ENJEU

L’ENJEU

La Turquie avait déjà utilisé la 4,5G comme instrument de politique industrielle : les opérateurs devaient progressivement consacrer 30 %, puis 40 % et 45 % de certains investissements à des produits locaux. Avec la 5G, l’objectif atteint désormais 60 %. Mais l’évolution la plus significative est ailleurs : un quota distinct vise les équipements dont les droits technologiques appartiennent à des entreprises nationales. Ankara ne cherche donc plus seulement à faire fabriquer davantage d’équipements en Turquie. Elle tente de déplacer progressivement vers son territoire la R&D, les fournisseurs et certaines technologies qui structurent le réseau. Le véritable test sera de savoir si la demande créée par la réglementation permet à ces acteurs de devenir suffisamment solides pour s’imposer ensuite sans quota.
La Turquie avait déjà utilisé la 4,5G comme instrument de politique industrielle : les opérateurs devaient progressivement consacrer 30 %, puis 40 % et 45 % de certains investissements à des produits locaux. Avec la 5G, l’objectif atteint désormais 60 %. Mais l’évolution la plus significative est ailleurs : un quota distinct vise les équipements dont les droits technologiques appartiennent à des entreprises nationales. Ankara ne cherche donc plus seulement à faire fabriquer davantage d’équipements en Turquie. Elle tente de déplacer progressivement vers son territoire la R&D, les fournisseurs et certaines technologies qui structurent le réseau. Le véritable test sera de savoir si la demande créée par la réglementation permet à ces acteurs de devenir suffisamment solides pour s’imposer ensuite sans quota.
REPÈRE VISUEL
REPÈRE VISUEL

À Istanbul, les antennes de télécommunication rendent visible l’infrastructure physique sur laquelle se joue le passage à la 5G. Mais leur présence sur le territoire ne dit encore rien de la maîtrise des technologies qu’elles incorporent : c’est précisément l’écart que la politique industrielle turque cherche désormais à réduire.

À Istanbul, les antennes de télécommunication rendent visible l’infrastructure physique sur laquelle se joue le passage à la 5G. Mais leur présence sur le territoire ne dit encore rien de la maîtrise des technologies qu’elles incorporent : c’est précisément l’écart que la politique industrielle turque cherche désormais à réduire.

Photo : Seyfettin Geçit · Pexels · licence Pexels · traitement Manara
Photo : Seyfettin Geçit · Pexels · licence Pexels · traitement Manara

EN BREF

01

La 5G prolonge une politique engagée avec la génération précédente. Les obligations d’achat auprès de fabricants locaux passent de 50 % la première année à 55 %, puis 60 %, contre un objectif maximal de 45 % sous la 4,5G. Le BTK indique que ce dernier avait finalement été dépassé, avec un taux de localisation supérieur à 50 %.

La 5G prolonge une politique engagée avec la génération précédente. Les obligations d’achat auprès de fabricants locaux passent de 50 % la première année à 55 %, puis 60 %, contre un objectif maximal de 45 % sous la 4,5G. Le BTK indique que ce dernier avait finalement été dépassé, avec un taux de localisation supérieur à 50 %.

02

Produire localement ne suffit plus. Un second quota impose 5 %, puis 10 % et 15 % de produits répondant à la définition de « National Communication Product ». Selon la disponibilité de l’offre, le régulateur peut relever ces seuils jusqu’au double.

Produire localement ne suffit plus. Un second quota impose 5 %, puis 10 % et 15 % de produits répondant à la définition de « National Communication Product ». Selon la disponibilité de l’offre, le régulateur peut relever ces seuils jusqu’au double.

03

Le réseau restera international. Des acteurs turcs sont déjà présents dans le matériel et les logiciels, mais les grands équipementiers mondiaux continuent de participer au déploiement. Le succès de la politique se mesurera donc moins à leur disparition qu’à la part croissante des fonctions que les fournisseurs turcs seront capables d’occuper.

Le réseau restera international. Des acteurs turcs sont déjà présents dans le matériel et les logiciels, mais les grands équipementiers mondiaux continuent de participer au déploiement. Le succès de la politique se mesurera donc moins à leur disparition qu’à la part croissante des fonctions que les fournisseurs turcs seront capables d’occuper.

CHIFFRES CLÉS

60 %

60 %

60 %

PRODUCTION LOCALE

Part minimale des investissements concernés devant être réalisée auprès de fabricants locaux à partir de la troisième année du régime 5G.

15 % → 30 %

15 % → 30 %

15 % → 30 %

TECHNOLOGIE NATIONALE

Seuil minimal de produits nationaux à partir de la troisième année, avec possibilité pour le BTK de le relever jusqu’au double si l’offre disponible le permet.

44,5 M

44,5 M

44,5 M

ABONNEMENTS 5G

Nombre annoncé au 6 août 2026, quatre mois après le lancement commercial national du 1er avril.

ANALYSE

ANALYSE

Jusqu’où un quota d’achat peut-il fabriquer une industrie ?
Jusqu’où un quota d’achat peut-il fabriquer une industrie ?

La 4,5G a d’abord créé un marché pour la production locale

La politique engagée avec la 5G prolonge une expérience commencée dix ans plus tôt. Lors du déploiement de la 4,5G, les opérateurs avaient déjà été soumis à des obligations progressives de recours aux produits locaux, fixées à 30 %, puis 40 % et 45 %. L’offre domestique n’était cependant pas encore en mesure de suivre immédiatement cette ambition. Turkcell reconnaît que certaines obligations n’ont pas pu être entièrement satisfaites dans les premières années faute de capacités suffisantes en recherche, en développement de produits et en production locale. Des sanctions ont alors été prononcées.

La contrainte a néanmoins créé un débouché auquel les fournisseurs turcs pouvaient progressivement répondre. Des fabricants ont obtenu des commandes, développé des références et commencé à intégrer les réseaux commerciaux. Le BTK estime aujourd’hui que le taux de localisation atteint sous la 4,5G a finalement dépassé l’objectif initial de 45 %.

L’expérience montre ainsi ce qu’un quota peut faire et ce qu’il ne peut pas faire. L’État peut réserver une partie de la demande à une industrie domestique, mais il ne peut pas créer instantanément les entreprises capables de la satisfaire. La 4,5G a surtout fourni un premier marché d’apprentissage. La 5G cherche désormais à transformer cet apprentissage en capacité technologique plus profonde.

La 5G distingue désormais fabriquer et maîtriser

Le nouveau régime relève d’abord les exigences existantes. Les opérateurs doivent consacrer 50 % de leurs investissements concernés aux produits de fabricants locaux la première année, 55 % la deuxième et 60 % à partir de la troisième. Une part des achats doit également bénéficier à des PME productrices en Turquie et à des fournisseurs disposant d’activités de recherche dans le pays.

La principale évolution se situe toutefois ailleurs. Une seconde obligation concerne désormais les produits répondant à la définition de produit national de communication. Leur part doit atteindre 5 %, puis 10 % et 15 %. Le régulateur peut ensuite relever ces proportions jusqu’au double lorsque l’offre disponible le permet. La réglementation distingue donc explicitement la présence d’une production sur le territoire de la maîtrise des droits technologiques qui lui sont associés.

Cette distinction empêche de confondre localisation et autonomie. Un équipement peut être fabriqué en Turquie tout en incorporant des composants, une architecture ou une propriété intellectuelle contrôlés ailleurs. Atteindre 60 % de production locale ne signifierait donc pas que la Turquie maîtrise 60 % de la technologie de son réseau. Le véritable approfondissement commence lorsque la localisation de la fabrication s’accompagne d’une capacité croissante à concevoir, développer et faire évoluer les solutions utilisées.

Le marché intérieur devient un terrain d’apprentissage

Cette politique bénéficie d’un atout que tous les pays cherchant à faire émerger une industrie télécom ne possèdent pas. La Turquie dispose d’un marché intérieur suffisamment vaste pour fournir immédiatement des volumes aux entreprises qu’elle cherche à développer. Quatre mois après le lancement commercial national, le ministère des Transports annonçait déjà 44,5 millions d’abonnements 5G.

L’écosystème domestique n’est par ailleurs plus limité aux démonstrateurs. ULAK fournit déjà des équipements utilisés par les opérateurs turcs. i2i Systems développe des solutions destinées aux fonctions centrales du réseau. P.I. Works a construit une activité internationale dans les logiciels d’optimisation et de gestion. Ces acteurs n’occupent ni les mêmes segments ni le même niveau de maturité, mais leur présence montre que la politique de localisation s’appuie désormais sur des capacités industrielles existantes.

Elles coexistent toutefois avec les grands équipementiers mondiaux. Turkcell continue de travailler avec Ericsson, Huawei, Nokia, Samsung ou ZTE, parallèlement aux entreprises turques. L’objectif observable n’est donc pas de remplacer brutalement les fournisseurs étrangers, mais de permettre aux acteurs turcs de prendre en charge un nombre croissant de fonctions au sein d’un réseau qui reste international. Le marché domestique sert alors moins de forteresse que de premier terrain d’apprentissage.

Le véritable test commence lorsque le quota n’est plus nécessaire

Le respect des seuils réglementaires ne suffira donc pas à mesurer le succès de la politique. Une entreprise peut recevoir davantage de commandes parce qu’un opérateur est obligé de lui consacrer une partie de ses achats. Cela peut lui permettre d’augmenter ses volumes, d’améliorer ses produits et de financer sa recherche. Cela ne démontre pas encore qu’elle aurait remporté les mêmes contrats dans un marché où aucun quota ne la favorise.

La prochaine étape se situe précisément hors de cette protection. Certaines entreprises turques sont déjà présentes à l’étranger, notamment dans les logiciels de gestion de réseau. La question reste plus ouverte pour les fonctions où les grands équipementiers internationaux disposent encore d’une avance industrielle importante. Les données disponibles ne permettent d’ailleurs pas de mesurer précisément la part du réseau 5G contrôlée technologiquement par des entreprises turques, ni de répartir l’ensemble des investissements entre fournisseurs nationaux et internationaux.

Deux indicateurs permettront alors de suivre le passage à une nouvelle étape. Le premier sera la capacité du régulateur à relever effectivement la part des produits nationaux parce qu’une offre suffisante existe. Le second sera l’obtention de contrats commerciaux à l’étranger sans obligation d’achat en faveur des entreprises turques. Le véritable seuil sera atteint lorsque le quota ne constituera plus la principale raison pour laquelle la technologie est achetée.

ANALYSE QUANTITATIVE

Produire localement sans encore maîtriser
Produire localement sans encore maîtriser
TURQUIE · SEUILS RÉGLEMENTAIRES DE LOCALISATION DANS LA 4,5G ET LA 5G · % DES INVESTISSEMENTS CONCERNÉS
TURQUIE · SEUILS RÉGLEMENTAIRES DE LOCALISATION DANS LA 4,5G ET LA 5G · % DES INVESTISSEMENTS CONCERNÉS

LECTURE

La 5G prolonge la politique de localisation engagée avec la 4,5G, mais en en modifiant la portée. L’obligation d’achat auprès de fabricants locaux monte jusqu’à 60 %, contre 45 % au maximum dans le régime précédent. En parallèle, un second seuil, distinct, cible les produits technologiquement nationaux : 5 %, puis 10 % et 15 %, avec un relèvement possible jusqu’à 30 % si l’offre disponible le permet. Le point important est donc moins la seule hausse du contenu local que la séparation explicite entre production locale et maîtrise technologique. La politique industrielle turque ne cherche plus seulement à faire produire davantage sur le territoire ; elle tente aussi de faire émerger une base technologique nationale au sein d’une industrie qui reste structurée par des acteurs internationaux.

SOURCE & MÉTHODE

Données : BTK (Autorité turque des technologies de l’information et de la communication) ; Turkcell, Form 20-F / Annual Report 2025.

Traitement et visualisation :Manara, avec Python, pandas et Matplotlib. Seuils réglementaires minimaux applicables aux investissements concernés ; production locale et technologie nationale relèvent de critères distincts. Le niveau 30 % est conditionnel à la disponibilité de produits éligibles.

POINT DE BASCULE

Deux évolutions permettraient de considérer que la politique change d’échelle. La première serait intérieure : que l’offre disponible devienne suffisamment large pour permettre au BTK de relever effectivement le quota des produits nationaux de 15 % vers son plafond potentiel de 30 %. Ce relèvement indiquerait que la contrainte réglementaire peut s’appuyer sur une base industrielle plus profonde. La seconde serait extérieure : que des équipements ou logiciels développés dans cet écosystème remportent des déploiements commerciaux significatifs hors de Turquie sans obligation d’achat en leur faveur. La demande protégée aurait alors produit autre chose qu’un marché domestique : une capacité exportable.
Deux évolutions permettraient de considérer que la politique change d’échelle. La première serait intérieure : que l’offre disponible devienne suffisamment large pour permettre au BTK de relever effectivement le quota des produits nationaux de 15 % vers son plafond potentiel de 30 %. Ce relèvement indiquerait que la contrainte réglementaire peut s’appuyer sur une base industrielle plus profonde. La seconde serait extérieure : que des équipements ou logiciels développés dans cet écosystème remportent des déploiements commerciaux significatifs hors de Turquie sans obligation d’achat en leur faveur. La demande protégée aurait alors produit autre chose qu’un marché domestique : une capacité exportable.
Deux évolutions permettraient de considérer que la politique change d’échelle. La première serait intérieure : que l’offre disponible devienne suffisamment large pour permettre au BTK de relever effectivement le quota des produits nationaux de 15 % vers son plafond potentiel de 30 %. Ce relèvement indiquerait que la contrainte réglementaire peut s’appuyer sur une base industrielle plus profonde. La seconde serait extérieure : que des équipements ou logiciels développés dans cet écosystème remportent des déploiements commerciaux significatifs hors de Turquie sans obligation d’achat en leur faveur. La demande protégée aurait alors produit autre chose qu’un marché domestique : une capacité exportable.

CONDITION DE RÉVISION

CE QUI FERAIT CHANGER L’ANALYSE
CE QUI FERAIT CHANGER L’ANALYSE

Le diagnostic devra être révisé si la part de production locale progresse jusqu’aux objectifs réglementaires sans élargissement comparable des technologies effectivement maîtrisées par des entreprises turques. Ce scénario pourrait apparaître si la hausse du contenu local provient principalement de fabrication, d’assemblage ou d’implantations industrielles sur le territoire, tandis que les fonctions qui déterminent l’évolution du réseau restent durablement contrôlées à l’extérieur. La politique aurait alors réussi à approfondir l’implantation productive, mais beaucoup moins à déplacer la maîtrise technologique. À l’inverse, une hausse effective du quota national, une utilisation croissante des solutions domestiques dans les réseaux commerciaux et de nouvelles références internationales renforceraient le diagnostic d’un passage progressif de la localisation à la capacité technologique. Cette distinction est celle retenue dans le document-source : la question n’est pas « dépendance ou indépendance », mais le degré de profondeur domestique atteint dans une industrie qui demeure mondiale.

Le diagnostic devra être révisé si la part de production locale progresse jusqu’aux objectifs réglementaires sans élargissement comparable des technologies effectivement maîtrisées par des entreprises turques. Ce scénario pourrait apparaître si la hausse du contenu local provient principalement de fabrication, d’assemblage ou d’implantations industrielles sur le territoire, tandis que les fonctions qui déterminent l’évolution du réseau restent durablement contrôlées à l’extérieur. La politique aurait alors réussi à approfondir l’implantation productive, mais beaucoup moins à déplacer la maîtrise technologique. À l’inverse, une hausse effective du quota national, une utilisation croissante des solutions domestiques dans les réseaux commerciaux et de nouvelles références internationales renforceraient le diagnostic d’un passage progressif de la localisation à la capacité technologique. Cette distinction est celle retenue dans le document-source : la question n’est pas « dépendance ou indépendance », mais le degré de profondeur domestique atteint dans une industrie qui demeure mondiale.

À SURVEILLER

01

01

Le quota national passe-t-il réellement de 15 à 30 % ?
Le quota national passe-t-il réellement de 15 à 30 % ?

Le relèvement prévu dépend de la disponibilité des produits. Son activation constituerait donc un indicateur plus instructif que la seule progression du contenu local : il signifierait que le régulateur estime l’offre technologique nationale suffisamment large pour imposer davantage aux opérateurs.

Le relèvement prévu dépend de la disponibilité des produits. Son activation constituerait donc un indicateur plus instructif que la seule progression du contenu local : il signifierait que le régulateur estime l’offre technologique nationale suffisamment large pour imposer davantage aux opérateurs.

02

Les solutions turques passent-elles à l’échelle commerciale ?
Les solutions turques passent-elles à l’échelle commerciale ?

Les annonces et expérimentations comptent moins que leur déploiement effectif. La progression d’ULAK, d’i2i et d’autres fournisseurs dans les réseaux ordinaires de Turkcell, Türk Telekom et Vodafone permettra de mesurer le passage du développement technologique à l’exploitation à grande échelle.

Les annonces et expérimentations comptent moins que leur déploiement effectif. La progression d’ULAK, d’i2i et d’autres fournisseurs dans les réseaux ordinaires de Turkcell, Türk Telekom et Vodafone permettra de mesurer le passage du développement technologique à l’exploitation à grande échelle.

03

Quelles fonctions restent aux équipementiers internationaux ?
Quelles fonctions restent aux équipementiers internationaux ?

Le maintien de fournisseurs mondiaux n’est pas en lui-même un indicateur d’échec. L’évolution à suivre concerne plutôt la répartition des fonctions : sur quels segments les entreprises turques deviennent-elles une véritable alternative, et lesquels restent essentiellement assurés par les grands équipementiers internationaux ?

Le maintien de fournisseurs mondiaux n’est pas en lui-même un indicateur d’échec. L’évolution à suivre concerne plutôt la répartition des fonctions : sur quels segments les entreprises turques deviennent-elles une véritable alternative, et lesquels restent essentiellement assurés par les grands équipementiers internationaux ?

04

Les fournisseurs turcs gagnent-ils des marchés hors de Turquie ?
Les fournisseurs turcs gagnent-ils des marchés hors de Turquie ?

Des éditeurs comme P.I. Works disposent déjà d’une présence internationale. L’étape suivante sera l’élargissement de cette capacité aux technologies développées ou industrialisées dans le cadre du passage à la 5G. C’est hors du quota domestique que se mesurera finalement la compétitivité acquise.

Des éditeurs comme P.I. Works disposent déjà d’une présence internationale. L’étape suivante sera l’élargissement de cette capacité aux technologies développées ou industrialisées dans le cadre du passage à la 5G. C’est hors du quota domestique que se mesurera finalement la compétitivité acquise.