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POLITIQUES PUBLIQUES · PLANIFICATION TERRITORIALE
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Tunisie : faire remonter les projets sans encore déplacer la décision

Le Plan 2026-2030 a profondément déplacé l’origine des projets publics tunisiens : les conseils locaux, régionaux et de district ont fourni l’essentiel des propositions recensées avant la sélection finale. Mais faire remonter les priorités ne signifie pas que l’arbitrage, le financement et l’exécution suivent le même mouvement. La réforme territorialise davantage l’agenda public qu’elle ne territorialise encore l’investissement

Le Plan 2026-2030 a profondément déplacé l’origine des projets publics tunisiens : les conseils locaux, régionaux et de district ont fourni l’essentiel des propositions recensées avant la sélection finale. Mais faire remonter les priorités ne signifie pas que l’arbitrage, le financement et l’exécution suivent le même mouvement. La réforme territorialise davantage l’agenda public qu’elle ne territorialise encore l’investissement


[ Analyse 08/08 ]
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L’ENJEU

Les conseils élus ont produit 40 748 propositions lors de la préparation du Plan 2026-2030, soit plus de quatre propositions sur cinq recensées avant sélection. Parmi les 14 624 nouveaux projets finalement inscrits au portefeuille, 8 506 proviennent de propositions des conseils élus. La remontée territoriale n’est donc pas symbolique. Pourtant, les projets de portée locale représentent 70 % du nombre de projets mais seulement 14 % de l’investissement programmé. La question n’est plus de savoir si les territoires participent à la planification, mais jusqu’où leur capacité à définir les priorités se transmet à l’arbitrage financier et à l’exécution.
REPÈRE VISUEL

À la Kasbah, le centre gouvernemental tunisien matérialise l’aboutissement institutionnel de la chaîne de planification. Les priorités remontent désormais des conseils locaux jusqu’au niveau national ; l’enjeu est de savoir si ce déplacement de l’agenda se traduit aussi dans l’arbitrage des crédits et l’exécution des projets.

Photo : Kassus · via Wikimedia Commons · CC BY 2.5 · traitement Mirador


[Analyse 05 / 08]
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L’ENJEU

L’ENJEU

Les conseils élus ont produit 40 748 propositions lors de la préparation du Plan 2026-2030, soit plus de quatre propositions sur cinq recensées avant sélection. Parmi les 14 624 nouveaux projets finalement inscrits au portefeuille, 8 506 proviennent de propositions des conseils élus. La remontée territoriale n’est donc pas symbolique. Pourtant, les projets de portée locale représentent 70 % du nombre de projets mais seulement 14 % de l’investissement programmé. La question n’est plus de savoir si les territoires participent à la planification, mais jusqu’où leur capacité à définir les priorités se transmet à l’arbitrage financier et à l’exécution.
Les conseils élus ont produit 40 748 propositions lors de la préparation du Plan 2026-2030, soit plus de quatre propositions sur cinq recensées avant sélection. Parmi les 14 624 nouveaux projets finalement inscrits au portefeuille, 8 506 proviennent de propositions des conseils élus. La remontée territoriale n’est donc pas symbolique. Pourtant, les projets de portée locale représentent 70 % du nombre de projets mais seulement 14 % de l’investissement programmé. La question n’est plus de savoir si les territoires participent à la planification, mais jusqu’où leur capacité à définir les priorités se transmet à l’arbitrage financier et à l’exécution.
REPÈRE VISUEL
REPÈRE VISUEL

À la Kasbah, le centre gouvernemental tunisien matérialise l’aboutissement institutionnel de la chaîne de planification. Les priorités remontent désormais des conseils locaux jusqu’au niveau national ; l’enjeu est de savoir si ce déplacement de l’agenda se traduit aussi dans l’arbitrage des crédits et l’exécution des projets.

À la Kasbah, le centre gouvernemental tunisien matérialise l’aboutissement institutionnel de la chaîne de planification. Les priorités remontent désormais des conseils locaux jusqu’au niveau national ; l’enjeu est de savoir si ce déplacement de l’agenda se traduit aussi dans l’arbitrage des crédits et l’exécution des projets.

Photo : Kassus · via Wikimedia Commons · CC BY 2.5 · traitement Mirador
Photo : Kassus · via Wikimedia Commons · CC BY 2.5 · traitement Mirador

EN BREF

01

La planification ascendante a réellement déplacé l’origine du portefeuille public. Les conseils élus ont produit 40 748 des 49 965 propositions recensées avant la sélection finale : le territoire est désormais une source majeure de l’agenda de développement.

La planification ascendante a réellement déplacé l’origine du portefeuille public. Les conseils élus ont produit 40 748 des 49 965 propositions recensées avant la sélection finale : le territoire est désormais une source majeure de l’agenda de développement.

02

Toutes les fonctions de décision n’ont pas suivi ce déplacement. Les demandes sont agrégées territorialement, mais leur cohérence avec les stratégies nationales, leur faisabilité, leur impact et leur soutenabilité financière restent soumis à un filtre ministériel et gouvernemental.

Toutes les fonctions de décision n’ont pas suivi ce déplacement. Les demandes sont agrégées territorialement, mais leur cohérence avec les stratégies nationales, leur faisabilité, leur impact et leur soutenabilité financière restent soumis à un filtre ministériel et gouvernemental.

03

Le véritable test commence avec l’exécution. L’inscription d’un projet dans le Plan ne mesure pas encore l’autonomie territoriale : celle-ci dépendra des crédits effectivement obtenus, de la latitude d’arbitrage laissée aux échelons territoriaux et de leur capacité à faire réaliser les projets retenus.

Le véritable test commence avec l’exécution. L’inscription d’un projet dans le Plan ne mesure pas encore l’autonomie territoriale : celle-ci dépendra des crédits effectivement obtenus, de la latitude d’arbitrage laissée aux échelons territoriaux et de leur capacité à faire réaliser les projets retenus.

CHIFFRES CLÉS

40 748

40 748

40 748

PROPOSITIONS TERRITORIALES

Issues des conseils locaux, régionaux et de district lors de la préparation du Plan 2026-2030.

58 %

58 %

58 %

DES NOUVEAUX PROJETS

8 506 des 14 624 nouveaux projets inscrits au portefeuille final proviennent de propositions des conseils élus.

70 % / 14 %

70 % / 14 %

70 % / 14 %

PROJETS LOCAUX

70 % du nombre de projets sont de portée locale, mais ils représentent 14 % de l’investissement programmé.

ANALYSE

ANALYSE

Ce que l’institution peut absorber sans accord politique
Ce que l’institution peut absorber sans accord politique

Le territoire est devenu une porte d’entrée de la planification

La réforme modifie d’abord l’origine du portefeuille public. La procédure part désormais des conseils locaux, remonte vers les conseils régionaux puis les cinq districts avant d’atteindre le ministère de l’Économie et de la Planification. À chaque étage, les propositions doivent être rapprochées, hiérarchisées et synthétisées. Le niveau national récupère donc une matière qui a déjà été travaillée territorialement, et non une simple collection de demandes individuelles.

L’ampleur du processus confirme que ce changement n’est pas seulement institutionnel. Sur 49 965 propositions recensées avant la sélection finale, 40 748 proviennent des conseils élus, contre 9 217 des ministères sectoriels. Plus de quatre propositions sur cinq sont ainsi entrées dans la préparation du Plan par la chaîne territoriale. Parmi les 14 624 nouveaux projets finalement inscrits, 8 506 proviennent encore de propositions des conseils. Le territoire intervient donc en amont de la construction du Plan : il produit une part substantielle de sa matière initiale.

Il faut toutefois qualifier cette remontée. Les conseils locaux sont issus d’une représentation élective, mais la participation aux élections locales de 2023 est restée très faible. Parler d’une élaboration territoriale est donc exact ; présenter les 40 748 propositions comme l’expression directe de l’ensemble des citoyens le serait beaucoup moins. La réforme renforce d’abord la représentation du territoire dans la planification, pas nécessairement l’intensité de la participation populaire.

Toutes les fonctions de la décision n’ont pas été déplacées

Le mot « décision » devient trompeur dès lors qu’il désigne plusieurs opérations différentes. Identifier un besoin, rapprocher des demandes concurrentes, sélectionner un projet, lui attribuer des crédits, en commander l’exécution puis évaluer ses résultats ne relèvent ni du même pouvoir ni nécessairement du même acteur.

La nouvelle architecture redistribue précisément ces fonctions de manière asymétrique. Les conseils locaux identifient et priorisent ; les échelons régional et de district agrègent ; l’administration intervient progressivement dans l’harmonisation. Mais les projets doivent ensuite satisfaire des critères nationaux de faisabilité technique, de cohérence stratégique, d’impact et de soutenabilité. Le ministère et le gouvernement conservent ainsi une fonction déterminante au moment où une priorité territoriale doit devenir une composante du Plan national.

Cette répartition est plus subtile qu’une opposition entre élus locaux et administration centrale. Les services déconcentrés des ministères participent eux-mêmes à certaines instances territoriales, sans disposer du même rôle que les élus. La construction du projet peut donc associer représentation territoriale, expertise administrative puis arbitrage national avant même son arrivée au stade budgétaire. Le système déplace davantage les premières fonctions de la décision qu’il ne transfère l’ensemble de la chaîne.

C’est ce qui distingue représentation et autonomie. Un territoire peut gagner la capacité de faire entrer ses priorités dans l’agenda public sans disposer pour autant des ressources permettant de les financer ou de les réaliser lui-même. La loi reconnaît d’ailleurs aux nouveaux conseils une personnalité juridique et une autonomie administrative et financière ; les données disponibles ne permettent pas encore d’en déduire quelle masse de ressources ils contrôlent effectivement.

Le portefeuille se territorialise plus vite que le capital

La structure du Plan rend cette asymétrie particulièrement visible. Les projets de portée locale représentent 70 % du portefeuille mais seulement 14 % de l’investissement programmé. À l’autre extrémité, les projets nationaux ne constituent que 11 % du nombre de projets mais concentrent 59 % des montants.

Le contraste ne doit pourtant pas être transformé en preuve automatique de recentralisation. « Local » et « national » décrivent ici l’échelle du projet, pas nécessairement l’identité de son décideur ou de son financeur. Une école, une route locale ou un équipement collectif mobilisent mécaniquement moins de capital qu’une centrale électrique, un barrage ou une infrastructure ferroviaire. Une forte participation territoriale au nombre de projets peut donc parfaitement coexister avec une concentration financière sur quelques grandes infrastructures.

Cette différence révèle néanmoins quelque chose d’important. Les dispositifs ascendants sont particulièrement efficaces pour faire apparaître des besoins de proximité — santé, assainissement, équipements collectifs, accès aux services — que des agrégats nationaux ou même régionaux peuvent masquer. Le Plan reconnaît d’ailleurs des disparités non seulement entre gouvernorats, mais aussi entre délégations d’un même gouvernorat. La granularité locale permet ainsi de révéler des besoins qui disparaissent facilement dans une moyenne territoriale.

À l’inverse, certaines décisions gagnent précisément à ne pas être arbitrées séparément par chaque territoire. Une infrastructure énergétique, un grand hôpital ou un axe de transport produit des effets dépassant la délégation qui l’accueille. Le filtre national peut donc répondre à des impératifs légitimes d’externalités, d’économies d’échelle, de cohérence des réseaux et de soutenabilité budgétaire. La question n’est pas de savoir si le local doit remplacer le national, mais à quel niveau chaque fonction de la décision publique produit le meilleur arbitrage.

Le véritable test commence lorsque le Plan devient budget

La principale inconnue apparaît précisément après la planification. Le Plan organise et programme l’investissement ; il ne vaut pas financement automatique. En 2026, le gouvernement indiquait environ 25 milliards de dinars d’engagements ou de crédits déjà identifiés et 5,5 milliards supplémentaires en négociation, tandis que le portefeuille public du Plan représente 101,835 milliards de dinars sur cinq ans. Ces montants ne sont pas directement comparables, mais leur juxtaposition rappelle une distinction fondamentale : retenir un projet et sécuriser les ressources nécessaires à son exécution sont deux opérations différentes.

Le budget 2027 devient donc le premier véritable test du nouveau système. Le Plan indique quelles priorités ont traversé la procédure de sélection. Les lois de finances montreront lesquelles obtiennent effectivement des crédits. Les rapports d’exécution permettront ensuite d’observer quels projets sont lancés, selon quels calendriers et avec quels taux d’exécution. C’est seulement à ce stade que l’on pourra mesurer si la remontée de l’agenda produit aussi un déplacement observable du pouvoir d’investir.

Le contrôle lui-même reste hybride. Le ministère de l’Économie et de la Planification doit coordonner le suivi et les évaluations du Plan, tandis que le Conseil national des régions et des districts dispose constitutionnellement d’une fonction de contrôle sur le budget et les plans de développement. Le territoire est donc réintroduit au niveau national dans le contrôle politique, alors que le pilotage technique reste largement organisé par l’appareil central.

Il manque encore une information décisive : le montant des ressources dont les nouveaux conseils peuvent réellement arbitrer l’usage, ainsi qu’un suivi permettant de relier une proposition territoriale à son financement puis à son exécution. Tant que ces données ne sont pas disponibles, la conclusion doit rester graduée. Le Plan 2026-2030 territorialise déjà fortement l’agenda public ; il reste à démontrer qu’il territorialise dans les mêmes proportions l’allocation du capital et la capacité d’exécution.

ANALYSE QUANTITATIVE

Le portefeuille se territorialise plus vite que le capital
Le portefeuille se territorialise plus vite que le capital
PLAN TUNISIEN 2026-2030 · PROJETS ET INVESTISSEMENT PAR ÉCHELLE TERRITORIALE · %
PLAN TUNISIEN 2026-2030 · PROJETS ET INVESTISSEMENT PAR ÉCHELLE TERRITORIALE · %

LECTURE

Le portefeuille du Plan 2026-2030 est largement local par son nombre, beaucoup moins par son poids financier. Les projets locaux représentent 70 % du portefeuille mais seulement 14 % de l’investissement programmé. À l’inverse, les projets nationaux ne comptent que pour 11 % des projets et concentrent 59 % des montants. La planification ascendante a donc renforcé la présence des besoins de proximité sans territorialiser dans les mêmes proportions l’investissement. Cette dissociation ne signifie toutefois pas à elle seule une recentralisation financière : les catégories indiquent l’échelle des projets, non l’identité de leur décideur ou financeur.

SOURCE & MÉTHODE

Données : ministère tunisien de l’Économie et de la Planification, Plan de développement 2026-2030. Répartition du portefeuille public selon quatre échelles : locale, régionale, district et nationale.

Traitement et visualisation : Mirador, avec Python, pandas et Matplotlib. Les données officielles sont représentées en miroir afin de comparer, pour chaque échelle, sa part dans le nombre de projets et dans l’investissement programmé.

POINT DE BASCULE

Le basculement intervient lorsque la priorité territoriale emporte avec elle une ressource et une capacité d’exécution. Les conseils ne se contenteraient alors plus de faire entrer des besoins dans le Plan : ils disposeraient d’une latitude effective pour arbitrer entre plusieurs usages d’une enveloppe financière significative et pour commander ou piloter la réalisation des projets retenus. À ce moment, la planification ascendante ne modifierait plus seulement l’origine de l’agenda ; elle déplacerait une partie mesurable du pouvoir d’investissement.
Le basculement intervient lorsque la priorité territoriale emporte avec elle une ressource et une capacité d’exécution. Les conseils ne se contenteraient alors plus de faire entrer des besoins dans le Plan : ils disposeraient d’une latitude effective pour arbitrer entre plusieurs usages d’une enveloppe financière significative et pour commander ou piloter la réalisation des projets retenus. À ce moment, la planification ascendante ne modifierait plus seulement l’origine de l’agenda ; elle déplacerait une partie mesurable du pouvoir d’investissement.
Le basculement intervient lorsque la priorité territoriale emporte avec elle une ressource et une capacité d’exécution. Les conseils ne se contenteraient alors plus de faire entrer des besoins dans le Plan : ils disposeraient d’une latitude effective pour arbitrer entre plusieurs usages d’une enveloppe financière significative et pour commander ou piloter la réalisation des projets retenus. À ce moment, la planification ascendante ne modifierait plus seulement l’origine de l’agenda ; elle déplacerait une partie mesurable du pouvoir d’investissement.

CONDITION DE RÉVISION

CE QUI FERAIT CHANGER L’ANALYSE
CE QUI FERAIT CHANGER L’ANALYSE

Le diagnostic devra être révisé si les lois de finances 2027-2030 montrent que les projets issus des conseils reçoivent des crédits substantiels, que les échelons territoriaux disposent eux-mêmes d’une latitude croissante dans l’usage de ces ressources et que leurs projets présentent des taux d’exécution comparables aux programmes nationaux. Une faible modification des priorités entre leur formulation territoriale et leur version financée indiquerait également que le filtre national joue davantage un rôle de coordination que d’arbitrage substantiel. À l’inverse, si les propositions territoriales restent largement représentées dans le Plan mais que les crédits, les calendriers, les modifications de projets et l’exécution demeurent essentiellement déterminés au niveau ministériel, l’asymétrie actuelle sera confirmée : la formulation aura été territorialisée davantage que le pouvoir de dépenser.

Le diagnostic devra être révisé si les lois de finances 2027-2030 montrent que les projets issus des conseils reçoivent des crédits substantiels, que les échelons territoriaux disposent eux-mêmes d’une latitude croissante dans l’usage de ces ressources et que leurs projets présentent des taux d’exécution comparables aux programmes nationaux. Une faible modification des priorités entre leur formulation territoriale et leur version financée indiquerait également que le filtre national joue davantage un rôle de coordination que d’arbitrage substantiel. À l’inverse, si les propositions territoriales restent largement représentées dans le Plan mais que les crédits, les calendriers, les modifications de projets et l’exécution demeurent essentiellement déterminés au niveau ministériel, l’asymétrie actuelle sera confirmée : la formulation aura été territorialisée davantage que le pouvoir de dépenser.

À SURVEILLER

01

01

Crédits 2027 aux projets issus des conseils
Crédits 2027 aux projets issus des conseils

La part et le montant des crédits effectivement attribués permettront de mesurer le passage du Plan à la dépense. Une forte présence dans le portefeuille sans financement correspondant indiquerait que la remontée territoriale reste principalement programmatique.

La part et le montant des crédits effectivement attribués permettront de mesurer le passage du Plan à la dépense. Une forte présence dans le portefeuille sans financement correspondant indiquerait que la remontée territoriale reste principalement programmatique.

02

Exécution des projets locaux et régionaux
Exécution des projets locaux et régionaux

Le taux de lancement et surtout le taux d’exécution financier permettront de distinguer une priorité inscrite d’une capacité effectivement mise en œuvre. L’écart avec les programmes nationaux sera particulièrement instructif.

Le taux de lancement et surtout le taux d’exécution financier permettront de distinguer une priorité inscrite d’une capacité effectivement mise en œuvre. L’écart avec les programmes nationaux sera particulièrement instructif.

03

Ressources propres des nouveaux conseils
Ressources propres des nouveaux conseils

Le montant de leurs budgets et l’origine de leurs recettes permettront de mesurer l’autonomie financière réelle derrière l’autonomie reconnue par les textes. Un budget largement alimenté et fléché par l’État ne produit pas la même latitude qu’une ressource dont l’usage peut être arbitré localement.

Le montant de leurs budgets et l’origine de leurs recettes permettront de mesurer l’autonomie financière réelle derrière l’autonomie reconnue par les textes. Un budget largement alimenté et fléché par l’État ne produit pas la même latitude qu’une ressource dont l’usage peut être arbitré localement.

04

Intensité du filtre entre proposition et projet financé
Intensité du filtre entre proposition et projet financé

Suivre les projets modifiés, fusionnés, reclassés ou abandonnés entre leur formulation territoriale et leur version nationale permettrait d’identifier l’endroit où l’arbitrage modifie réellement l’agenda. C’est probablement la meilleure mesure future du partage effectif de la décision.

Suivre les projets modifiés, fusionnés, reclassés ou abandonnés entre leur formulation territoriale et leur version nationale permettrait d’identifier l’endroit où l’arbitrage modifie réellement l’agenda. C’est probablement la meilleure mesure future du partage effectif de la décision.