INDUSTRIE & GÉOÉCONOMIE · CHAÎNES DE VALEUR
INDUSTRIE & GÉOÉCONOMIE · CHAÎNES DE VALEUR
INDUSTRIE & GÉOÉCONOMIE · CHAÎNES DE VALEUR

Maroc : Localiser la batterie avant que l’électrique ne déplace la valeur

Le Maroc a construit son industrie automobile en attirant les constructeurs puis une part croissante de leurs fournisseurs. L’électrification déplace désormais une partie de la valeur du véhicule vers les matériaux et la batterie. En accueillant précurseurs, cathodes, anodes puis cellules, le Royaume cherche à prolonger vers l’amont l’intégration déjà acquise dans l’automobile.

Le Maroc a construit son industrie automobile en attirant les constructeurs puis une part croissante de leurs fournisseurs. L’électrification déplace désormais une partie de la valeur du véhicule vers les matériaux et la batterie. En accueillant précurseurs, cathodes, anodes puis cellules, le Royaume cherche à prolonger vers l’amont l’intégration déjà acquise dans l’automobile.


[ Analyse 08/08 ]
Blog Image
Blog Image

L’ENJEU

L’automobile constitue déjà l’un des principaux acquis industriels du Maroc. En 2025, ses exportations représentent environ 151 milliards de dirhams. Autour de Renault et Stellantis, le Royaume a progressivement ajouté à l’assemblage un réseau de fournisseurs et d’activités locales, que l’électrification oblige désormais à prolonger vers les matériaux et la batterie. L’arrivée de COBCO, BTR puis Gotion répond à cette transformation. La question n’est toutefois plus seulement de savoir si ces usines seront implantées au Maroc, mais si leur présence commune donnera naissance à une véritable chaîne d’approvisionnement intérieure ou à plusieurs plateformes d’export fonctionnant séparément.
REPÈRE VISUEL

À Tanger Med, l’échelle des infrastructures portuaires rappelle que l’automobile marocaine est déjà organisée autour d’une chaîne industrielle et logistique tournée vers l’export. L’enjeu est désormais de prolonger cette profondeur vers l’amont, en reliant matériaux, cellules et packs aux véhicules assemblés dans le Royaume.

Photo : Tanger Med · via Wikimedia Commons · CC BY-SA 4.0 · recadrage Manara


[Analyse 09/ 10]
Blog Image

L’ENJEU

L’ENJEU

L’automobile constitue déjà l’un des principaux acquis industriels du Maroc. En 2025, ses exportations représentent environ 151 milliards de dirhams. Autour de Renault et Stellantis, le Royaume a progressivement ajouté à l’assemblage un réseau de fournisseurs et d’activités locales, que l’électrification oblige désormais à prolonger vers les matériaux et la batterie. L’arrivée de COBCO, BTR puis Gotion répond à cette transformation. La question n’est toutefois plus seulement de savoir si ces usines seront implantées au Maroc, mais si leur présence commune donnera naissance à une véritable chaîne d’approvisionnement intérieure ou à plusieurs plateformes d’export fonctionnant séparément.
L’automobile constitue déjà l’un des principaux acquis industriels du Maroc. En 2025, ses exportations représentent environ 151 milliards de dirhams. Autour de Renault et Stellantis, le Royaume a progressivement ajouté à l’assemblage un réseau de fournisseurs et d’activités locales, que l’électrification oblige désormais à prolonger vers les matériaux et la batterie. L’arrivée de COBCO, BTR puis Gotion répond à cette transformation. La question n’est toutefois plus seulement de savoir si ces usines seront implantées au Maroc, mais si leur présence commune donnera naissance à une véritable chaîne d’approvisionnement intérieure ou à plusieurs plateformes d’export fonctionnant séparément.
REPÈRE VISUEL
REPÈRE VISUEL

À Tanger Med, l’échelle des infrastructures portuaires rappelle que l’automobile marocaine est déjà organisée autour d’une chaîne industrielle et logistique tournée vers l’export. L’enjeu est désormais de prolonger cette profondeur vers l’amont, en reliant matériaux, cellules et packs aux véhicules assemblés dans le Royaume.

À Tanger Med, l’échelle des infrastructures portuaires rappelle que l’automobile marocaine est déjà organisée autour d’une chaîne industrielle et logistique tournée vers l’export. L’enjeu est désormais de prolonger cette profondeur vers l’amont, en reliant matériaux, cellules et packs aux véhicules assemblés dans le Royaume.

Photo : Tanger Med · via Wikimedia Commons · CC BY-SA 4.0 · recadrage Manara
Photo : Tanger Med · via Wikimedia Commons · CC BY-SA 4.0 · recadrage Manara

EN BREF

01

La batterie prolonge un écosystème déjà dense. Renault avait dépassé 60 % d’intégration locale en 2021 et fait passer le nombre de fournisseurs de rang 1 implantés au Maroc de 26 à 76. Stellantis poursuit la même logique à Kénitra, avec un objectif de 75 % d’intégration en 2030.

La batterie prolonge un écosystème déjà dense. Renault avait dépassé 60 % d’intégration locale en 2021 et fait passer le nombre de fournisseurs de rang 1 implantés au Maroc de 26 à 76. Stellantis poursuit la même logique à Kénitra, avec un objectif de 75 % d’intégration en 2030.

02

La remontée de chaîne est désormais concrète. COBCO produit déjà des précurseurs et développe raffinage, cathodes et recyclage ; BTR implante à Tanger Tech des capacités de cathodes et d’anodes ; Gotion ajoute à Kénitra la fabrication de cellules et de packs.

La remontée de chaîne est désormais concrète. COBCO produit déjà des précurseurs et développe raffinage, cathodes et recyclage ; BTR implante à Tanger Tech des capacités de cathodes et d’anodes ; Gotion ajoute à Kénitra la fabrication de cellules et de packs.

03

Mais présence ne signifie pas encore intégration. Les informations disponibles ne permettent pas d’affirmer que COBCO ou BTR fourniront Gotion, puis que Gotion alimentera directement Renault ou Stellantis au Maroc. La prochaine étape consiste donc à connecter les maillons déjà présents.

Mais présence ne signifie pas encore intégration. Les informations disponibles ne permettent pas d’affirmer que COBCO ou BTR fourniront Gotion, puis que Gotion alimentera directement Renault ou Stellantis au Maroc. La prochaine étape consiste donc à connecter les maillons déjà présents.

CHIFFRES CLÉS

151 Md MAD

151 Md MAD

151 Md MAD

EXPORTATIONS AUTOMOBILES

Valeur approximative des exportations automobiles marocaines en 2025. C’est l’actif industriel que l’électrification oblige désormais à faire évoluer.

75 %

75 %

75 %

INTÉGRATION LOCALE

Objectif fixé par Stellantis à l’horizon 2030, parallèlement à plus de 6 milliards d’euros d’achats auprès de fournisseurs installés au Maroc.

10 → 100 GWh

10 → 100 GWh

10 → 100 GWh

CELLULES & PACKS

Capacité de la première phase du projet Gotion documentée par la Banque africaine de développement, avec une possibilité d’extension ultérieure jusqu’à 100 GWh.

ANALYSE

ANALYSE

Quand des usines co-localisées deviennent-elles une chaîne industrielle ?
Quand des usines co-localisées deviennent-elles une chaîne industrielle ?

L’automobile a déjà montré comment un ancrage industriel se construit

La batterie arrive dans un environnement qui possède déjà son propre modèle d’intégration. L’installation de Renault n’a pas seulement augmenté les capacités d’assemblage marocaines. Elle a progressivement attiré autour de Tanger un réseau de fournisseurs qui a épaissi la part de valeur produite dans le Royaume. Entre le lancement de cet écosystème et 2021, le nombre de fournisseurs de rang 1 implantés au Maroc est passé de 26 à 76. Renault annonçait alors avoir dépassé 60 % d’intégration locale.

Stellantis poursuit aujourd’hui la même logique à Kénitra. Le groupe vise 75 % d’intégration locale à l’horizon 2030 et plus de 6 milliards d’euros d’achats auprès de fournisseurs établis au Maroc. L’enjeu dépasse donc la seule capacité de production du site. Un constructeur devient véritablement structurant lorsqu’une partie croissante de ses achats, de son ingénierie et de ses besoins industriels nourrit d’autres activités implantées autour de lui.

C’est cette mécanique qui a permis au Maroc de dépasser progressivement le simple assemblage. Le véhicule produit localement incorpore désormais davantage de câblage, de sièges, de pièces mécaniques, de moteurs et de prestations d’ingénierie issues du territoire. La question posée par la batterie est donc moins celle de la création d’une industrie nouvelle que celle de la prolongation de ce modèle vers les segments qui deviennent centraux avec l’électrification.

L’électrique déplace une partie de la valeur vers l’amont

Cette transition modifie la structure même du véhicule. Dans l’automobile thermique, une partie importante de la valeur industrielle se concentre dans le moteur, la transmission et les systèmes mécaniques qui les entourent. Le véhicule électrique déplace davantage de valeur vers les matériaux actifs, la cellule, la batterie, l’électronique de puissance et le logiciel.

Pour le Maroc, le risque est donc assez simple. Le pays pourrait conserver des volumes élevés d’assemblage tout en voyant une part croissante de la valeur du véhicule produite ailleurs. Une batterie importée permet toujours de fabriquer une voiture à Tanger ou Kénitra, mais elle réduit la profondeur industrielle locale du produit final.

Le rapprochement entre automobile et matières critiques avait commencé avant les projets actuels. Renault et Managem avaient déjà conclu un accord portant sur du cobalt marocain destiné à la chaîne batterie. Mais extraire une matière première sur le territoire ne suffit pas à retenir la valeur créée par sa transformation. Tant que les étapes intermédiaires restent réalisées ailleurs, le lien entre ressource marocaine et véhicule assemblé au Maroc demeure incomplet.

Les investissements récents prennent précisément place dans cet espace. Ils cherchent à ajouter au territoire non seulement des matières premières, mais aussi les opérations qui les rapprochent progressivement de la cellule puis du véhicule.

Les maillons sont désormais présents sans être encore reliés

Cette remontée de chaîne n’est plus seulement annoncée. À Jorf Lasfar, COBCO a déjà engagé la production de précurseurs de cathodes et prévoit d’étendre ses activités au raffinage, aux matériaux cathodiques et au recyclage. À Tanger Tech, BTR développe des capacités consacrées aux cathodes et aux anodes. À Kénitra, Gotion ajoute la fabrication de cellules et de packs, avec une première phase documentée à 10 GWh et une possibilité d’extension ultérieure beaucoup plus importante.

Le Maroc commence ainsi à accueillir plusieurs étapes qui se situent entre la matière première et le véhicule fini. C’est une transformation importante, mais elle doit être décrite avec prudence. Toutes les capacités ne sont pas encore au même stade de maturité. Certaines produisent déjà, d’autres sont en construction ou doivent encore entrer en fonctionnement commercial. La présence d’un maillon sur le territoire ne signifie donc ni qu’il produit déjà à pleine capacité, ni qu’il alimente le maillon suivant.

C’est là que se situe la principale limite du diagnostic. Rien ne permet encore d’affirmer que les matériaux produits par COBCO ou BTR seront utilisés par Gotion, puis que les cellules fabriquées à Kénitra équiperont des véhicules assemblés par Renault ou Stellantis au Maroc. Les informations publiques montrent même que plusieurs de ces sites disposent déjà de débouchés internationaux propres. COBCO fournit Umicore, BTR est lié à Ford et Gotion vise également les marchés européen et africain.

Le Maroc possède donc de plus en plus de briques d’une chaîne batterie. Il n’a pas encore démontré qu’elles fonctionnent comme une chaîne intérieure.

Le véritable seuil sera la circulation de la valeur entre les sites

La distinction entre plateforme industrielle et écosystème devient alors décisive. Une plateforme peut accueillir plusieurs investissements de grande taille sans que ceux-ci entretiennent beaucoup de relations entre eux. Chacun importe ses intrants, transforme sur place puis réexporte vers sa propre clientèle. Le territoire capte de l’emploi, de la production et des exportations, mais les effets d’entraînement restent limités.

Un écosystème se construit différemment. La présence d’une entreprise crée de la demande pour une autre. Les achats se rapprochent, des fournisseurs apparaissent et une part croissante de la valeur circule à l’intérieur du territoire avant que le produit final ne soit exporté. C’est précisément ce que l’automobile traditionnelle a progressivement réussi à produire au Maroc.

La batterie n’a pas encore franchi ce seuil. Son approfondissement se mesurera moins au nombre de nouvelles usines annoncées qu’à l’apparition de relations d’approvisionnement entre celles qui sont déjà présentes. Un matériau de cathode produit à Jorf Lasfar puis utilisé dans une cellule fabriquée à Kénitra serait plus révélateur qu’une capacité supplémentaire annoncée séparément. Une batterie produite au Maroc et montée dans un véhicule assemblé dans le Royaume constituerait un signal encore plus fort.

Le véritable changement interviendra donc lorsque la co-localisation commencera à produire des flux industriels domestiques. À ce moment, la batterie ne sera plus seulement une nouvelle branche exportatrice installée au Maroc. Elle deviendra une extension effective vers l’amont de l’écosystème automobile déjà constitué.

ANALYSE GÉOÉCONOMIQUE

Des maillons présents, une chaîne encore à connecter
Des maillons présents, une chaîne encore à connecter
MAROC · DE L’ÉCOSYSTÈME AUTOMOBILE À LA CHAÎNE BATTERIE · ÉTAT DES MAILLONS ET SEUIL D’INTÉGRATION
MAROC · DE L’ÉCOSYSTÈME AUTOMOBILE À LA CHAÎNE BATTERIE · ÉTAT DES MAILLONS ET SEUIL D’INTÉGRATION

LECTURE

Le Maroc dispose désormais d’une partie croissante des maillons nécessaires à une chaîne batterie. À un socle automobile déjà structuré autour de Renault et Stellantis s’ajoutent des capacités liées aux matériaux, puis à la fabrication de cellules et de packs, avant l’assemblage des véhicules. La question n’est donc plus seulement celle de la présence d’usines sur le territoire. Le véritable seuil sera franchi lorsque ces implantations cesseront de fonctionner comme des maillons principalement co-localisés et commenceront à produire des flux domestiques entre elles. Autrement dit, lorsque des matériaux produits au Maroc alimenteront des cellules fabriquées au Maroc, elles-mêmes intégrées dans des véhicules assemblés dans le Royaume.

SOURCE & MÉTHODE

Données : communications d’entreprises et documents institutionnels relatifs à Renault, Stellantis, COBCO, BTR et Gotion.

Traitement et visualisation : Manara. Schéma de synthèse réalisé à partir du corpus mobilisé pour l’analyse. Les statuts « acquis », « établi / engagé », « annoncé » et « opérationnel » qualifient le degré de présence des maillons sur le territoire. Visualisation réalisée avec Canva.

POINT DE BASCULE

Le basculement interviendra lorsqu’une partie significative des matériaux de batterie produits au Maroc alimentera des cellules fabriquées au Maroc, puis des véhicules assemblés dans le Royaume. Cette continuité serait plus décisive qu’une nouvelle annonce de capacité : elle montrerait qu’un maillon localisé commence à créer de la demande pour le suivant. La batterie ne constituerait alors plus seulement une série d’investissements présents sur le même territoire. Elle deviendrait une extension effective de l’écosystème automobile marocain vers l’amont.
Le basculement interviendra lorsqu’une partie significative des matériaux de batterie produits au Maroc alimentera des cellules fabriquées au Maroc, puis des véhicules assemblés dans le Royaume. Cette continuité serait plus décisive qu’une nouvelle annonce de capacité : elle montrerait qu’un maillon localisé commence à créer de la demande pour le suivant. La batterie ne constituerait alors plus seulement une série d’investissements présents sur le même territoire. Elle deviendrait une extension effective de l’écosystème automobile marocain vers l’amont.
Le basculement interviendra lorsqu’une partie significative des matériaux de batterie produits au Maroc alimentera des cellules fabriquées au Maroc, puis des véhicules assemblés dans le Royaume. Cette continuité serait plus décisive qu’une nouvelle annonce de capacité : elle montrerait qu’un maillon localisé commence à créer de la demande pour le suivant. La batterie ne constituerait alors plus seulement une série d’investissements présents sur le même territoire. Elle deviendrait une extension effective de l’écosystème automobile marocain vers l’amont.

CONDITION DE RÉVISION

CE QUI FERAIT CHANGER L’ANALYSE
CE QUI FERAIT CHANGER L’ANALYSE

Le diagnostic devra être revu si les nouvelles capacités fonctionnent durablement comme des plateformes d’export indépendantes : principaux intrants importés, transformation au Maroc, puis réexportation vers des clients étrangers sans développement significatif de relations d’approvisionnement entre les producteurs de matériaux, les fabricants de cellules et les constructeurs présents dans le Royaume. Ce scénario ne signifierait pas un échec industriel. Le Maroc aurait toujours gagné des emplois, de la production, des exportations, des investissements et des compétences. Mais il aurait surtout approfondi son rôle de plateforme de localisation internationale, sans encore constituer une chaîne batterie intégrée. À l’inverse, l’apparition de contrats entre les différentes briques déjà installées renforcerait le diagnostic d’une véritable extension de l’écosystème automobile.

Le diagnostic devra être revu si les nouvelles capacités fonctionnent durablement comme des plateformes d’export indépendantes : principaux intrants importés, transformation au Maroc, puis réexportation vers des clients étrangers sans développement significatif de relations d’approvisionnement entre les producteurs de matériaux, les fabricants de cellules et les constructeurs présents dans le Royaume. Ce scénario ne signifierait pas un échec industriel. Le Maroc aurait toujours gagné des emplois, de la production, des exportations, des investissements et des compétences. Mais il aurait surtout approfondi son rôle de plateforme de localisation internationale, sans encore constituer une chaîne batterie intégrée. À l’inverse, l’apparition de contrats entre les différentes briques déjà installées renforcerait le diagnostic d’une véritable extension de l’écosystème automobile.

À SURVEILLER

01

01

Les premiers clients de Gotion Kénitra
Les premiers clients de Gotion Kénitra

Le lancement des premières lignes permettra de voir si les cellules et packs produits au Maroc sont principalement destinés à l’export ou commencent à alimenter les constructeurs implantés dans le Royaume. La phase actuellement documentée porte sur 10 GWh.

Le lancement des premières lignes permettra de voir si les cellules et packs produits au Maroc sont principalement destinés à l’export ou commencent à alimenter les constructeurs implantés dans le Royaume. La phase actuellement documentée porte sur 10 GWh.

02

Les contrats entre matériaux et cellules
Les contrats entre matériaux et cellules

Un accord reliant directement COBCO ou BTR à une production de cellules marocaine constituerait le premier signe concret que la co-localisation se transforme en chaîne d’approvisionnement.

Un accord reliant directement COBCO ou BTR à une production de cellules marocaine constituerait le premier signe concret que la co-localisation se transforme en chaîne d’approvisionnement.

03

L’entrée des batteries marocaines dans les véhicules assemblés localement
L’entrée des batteries marocaines dans les véhicules assemblés localement

Le recours de Renault ou Stellantis à des cellules ou packs produits dans le Royaume créerait la jonction aujourd’hui manquante entre la nouvelle filière batterie et l’écosystème automobile déjà installé.

Le recours de Renault ou Stellantis à des cellules ou packs produits dans le Royaume créerait la jonction aujourd’hui manquante entre la nouvelle filière batterie et l’écosystème automobile déjà installé.

04

La progression du sourcing local
La progression du sourcing local

L’objectif de 75 % d’intégration fixé par Stellantis deviendra particulièrement instructif si les nouveaux métiers liés à l’électrique commencent eux aussi à entrer dans cette base locale. Le véritable approfondissement se mesurera moins au nombre d’usines ouvertes qu’à la part croissante de la chaîne automobile effectivement reliée au territoire marocain.

L’objectif de 75 % d’intégration fixé par Stellantis deviendra particulièrement instructif si les nouveaux métiers liés à l’électrique commencent eux aussi à entrer dans cette base locale. Le véritable approfondissement se mesurera moins au nombre d’usines ouvertes qu’à la part croissante de la chaîne automobile effectivement reliée au territoire marocain.